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Secteur 2 Posté par Céline GAGNEPAIN, le Lundi 23 Mars 2009 Fichiers joints :
20090323_Communique_de_presse_ISNCCA_Secteur_2.pdf
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LISNCCA
Paris, le lundi 23 mars 2009
LInter Syndicat National des Chefs de Clinique Assistants des Hôpitaux (ISNCCA) tient à manifester sa vive inquiétude concernant la remise en question de lexercice libéral en secteur 2 tel quil a été voté le 9 Février 2009 à lAssemblée Nationale dans le cadre de lamendement Préel n° 865.
En effet, il est bon de rappeler que pour une grande majorité des médecins libéraux, le secteur 2 est lunique moyen dassurer des revenus comparables à la moyenne des médecins européens, et que les dépassements dhonoraires ne servent quà assumer les très importantes charges de fonctionnement inhérentes à lexercice libéral. Il est également indispensable de comprendre que pour un grand nombre dactes techniques, le prix actuel du tarif opposable est inférieur au coût engendré par la réalisation dun tel acte, et ce du fait dune absence de revalorisation des actes médicaux depuis plus de 10 ans.
Obliger les praticiens à réaliser un pourcentage significatif dactes au tarif opposable aurait des effets pervers immédiats :
- le premier serait dobliger les médecins, pour maintenir leurs revenus et ainsi couvrir leurs frais de fonctionnement, à augmenter le nombre dactes quotidiens ; avec en conséquence une augmentation des dépenses de lAssurance-Maladie ;
- le second, plus grave encore, serait de pousser au déconventionnement massif des praticiens dans les zones géographiques où laccès aux soins au tarif opposable semble déjà difficile.
La seule bonne réponse à cette problématique daccès aux soins pour les patients est de rendre aux actes médicaux et chirurgicaux la valeur quils méritent, en revalorisant la cotation des actes. Le gel de cette cotation depuis des années, est inacceptable : ainsi en 25 ans, le tarif dune prothèse de hanche a progressé de 6,5% (ce qui ramené en franc constant équivaut à une baisse de près de 70%) alors que la technologie mise en oeuvre ainsi que les techniques chirurgicales devenaient plus exigeantes.
Dans lattente dune revalorisation juste, mettre en danger le secteur 2 signerait la fin de la médecine libérale à la française, en lexposant soit à sa mise sous tutelle soit à un ultralibéralisme (le déconventionnement) dont tous feraient les frais. Cest précisément lévolution que le système de soins anglais a connue, et dont chacun connaît les dérives.
Laccès à des soins de qualité pour tous est en France un droit. Extrêmement sensible à cette problématique, générée par une politique de gestion comptable de la démographie médicale ces trente dernières années, lISNCCA a participé activement aux états généraux de lorganisation de santé tenus en 2008 afin de trouver des solutions alternatives à cette politique inefficace, coûteuse, et délétère pour notre système de santé. De nombreuses solutions potentielles ont été proposées lors de ces états généraux, leur mise en place nous semble urgente afin de pouvoir assurer laccès à des soins de qualité à chaque Français.
Reconnaître que la santé dune population a un coût est indispensable, vouloir en faire porter la responsabilité et la charge aux seuls médecins est inacceptable.
Contacts presse :
Dr Raphaël Gaillard
Dr Agnès Guerre |