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Réforme du deuxième cycle : une réforme clé pour l'avenir de la médecine Posté par Céline GAGNEPAIN, le Mardi 16 Janvier 2018 Communiqué de presse du 16/01/2018 de l'ISNCCA.

Réforme du deuxième cycle : une réforme clé pour l'avenir de la médecine
LISNCCA souhaite louverture à lensemble des composantes universitaires dans un contexte de révolution médico-technique et de "challenge" international.
LISNCCA, structure représentant notamment lensemble du personnel enseignant chercheur non-titulaire a pris connaissance des propositions formulées par le Président de la Conférence des Doyens, le Pr DUBOIS-RANDÉ, lors de la publication du rapport relatif à une réforme du deuxième cycle des études de médecine.
Il semble que ce rapport propose une refonte en profondeur de lensemble des premier et deuxième cycles des études de médecine, avec en ligne de mire, une suppression de la PACES (Première année commune aux études de santé) et des ECN (Épreuves classantes nationales). LISNCCA tient à rappeler quil s'est investi dans cette réflexion, notamment en tant quinterlocuteur majeur, lors du rapport porté par le Pr Raphaël GAILLARD dans le cadre de sa « Mission sur lévolution du statut hospitalo-universitaire ».
Certes, il est nécessaire de réformer les modalités daccès aux études médicales afin de limiter une sélection trop précoce mais cela doit dépasser le seul cadre de la « Santé ». Ainsi, le développement de passerelles entre composantes de l'Université (Sciences, Management, Informatique, Médecine...) dès la finalisation du parcours Licence, conformément à la réforme Master, serait un formidable moteur d'ouverture et de développement de la médecine telle qu'elle est conçue actuellement. Une réflexion pourrait également souvrir quant aux grands champs de première orientation que choisiraient les étudiants se destinant aux carrières médicales à travers le parcours Master (Soins primaires, Sciences Chirurgicales, Sciences Médico-biologiques, Sciences Médico-informatiques
).
Cest dans cette vision douverture au pluridisciplinaire que lISNCCA sinterroge sur les risques dune spécialisation trop précoce des étudiants en médecine « Cheval de Troie » dune volonté de régulation de loffre de soins via la formation. Une suppression prématurée des ECN, telle qu'elle est évoquée actuellement, pourrait augurer des effets contraires à ceux visés (retour au favoritisme, perte dégalité, déterminisme social, hétérogénéité du niveau global des UFR de médecine).
Toutes ces réflexions nécessitent le pré-requis de l'indispensable évaluation des différentes réformes déjà mises en place et sappliquant à lensemble des études de médecine : PACES (2011), expérimentations pour accéder aux études de santé (2011), réforme du DFGSM et DFASM (2013), ECNi (2016) et réforme du troisième cycle des études de médecine (2017). Sans cela, lavènement dune nouvelle réforme de lampleur de celle annoncée naurait dautre effet que daccroitre limpact anxiogène que les études de médecine génèrent déjà chez les étudiants tout au long de leur parcours.
En conclusion, lISNCCA sinscrit dans une démarche responsable, tournée vers lavenir et demande donc à être partie prenante de lensemble des discussions qui auront attrait à la formation des étudiants en médecine afin de porter la voix des universitaires daujourdhui et de demain dans lintérêt des étudiants.
Contact presse :
Emanuel LOEB, Président de lISNCCA
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