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Mission Offre de soins sur l'ensemble du territoire Posté par Céline GAGNEPAIN, le Mercredi 01 Octobre 2008 Fichiers joints :
20081001_CDP_Mission_offre_de_soins_ANEMF_ISNAR_ISNIH_ISNCCA.pdf
Communiqué de presse du 01/10/2008 commun à l'ANEMF, l'ISNAR-IMG, l'ISNIH et l'ISNCCA.
MISSION « OFFRE DE SOINS SUR LENSEMBLE DU TERRITOIRE » : LES CONTRADICTIONS SE RAMASSENT À LA PELLE.
Les représentants des étudiants en médecine et des jeunes médecins (ANEMF, ISNAR-IMG, ISNIH, ISNCCA) sinsurgent après la publication du rapport de la mission parlementaire « Offre de soins sur lensemble du territoire ».
Cette mission parlementaire, qui na jamais auditionné aucun représentant de la médecine de demain, et na manifestement pas pris connaissance des conclusions des Etats généraux de lorganisation de la santé (EGéOS), prétend pourtant connaître ce qui est bon pour lavenir de la profession. Affirmant avoir traité le problème de la démographie médicale « sans tabous », la mission appelle à réguler de façon coercitive linstallation des médecins sur le territoire, en réponse à « léchec des mesures incitatives ». Il est aussi question de raccourcir dun coup de baguette magique les durées des consultations des médecins généralistes et les délais dattente chez les autres spécialistes.
Les EGéOS, qui ont impliqué lensemble des acteurs du monde de la santé, ont rejeté toute coercition à linstallation des médecins généralistes, inefficace, injuste et délétère en termes démographiques. La Ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative Madame Roselyne Bachelot-Narquin a affirmé à plusieurs reprises que toute mesure visant à améliorer la démographie médicale et sa répartition devrait respecter le principe de solidarité intergénérationnelle, excluant de fait toute atteinte à la liberté dinstallation. Le Président de la République Nicolas Sarkozy a récemment affirmé quil fallait inciter les médecins à exercer en zone peu dense au moyen de mesures globales et organisationnelles (maisons de santé pluridisciplinaires, coopérations entre professionnels). Les négociations conventionnelles ont exclu de recourir à des mesures coercitives à linstallation, préférant en appeler à la solidarité professionnelle et intergénérationnelle.
Les contradictions et les contre vérités sont nombreuses. La carence globale en médecins amorcée sur lensemble du territoire, tient plus aux décisions politiques dhier quà une mauvaise volonté des praticiens. Affirmer que le délai dattente chez un spécialiste est trop long, tout en refusant daugmenter le quota de futurs spécialistes est un non sens. Constater que lincitation ne marche pas, alors quelle nexiste pas encore, est un mensonge. Prendre le risque de décourager les jeunes médecins de sinstaller par une politique coercitive nest pas la solution, tandis que la diminution importante du nombre total de médecins a commencé. Nagir que sur létape ponctuelle de linstallation ne répond pas à la question de la nécessaire réorganisation globale du système de soins et dénote une méconnaissance profonde des réalités de terrain et des enjeux en médecine. Que des membres de la mission qui affirmaient hier encore défendre la liberté dinstallation lattaquent aujourdhui est inquiétant.
Les représentants des jeunes et futurs médecins espèrent que lexamen du projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » par lAssemblée Nationale permettra dassister à un véritable débat constructif, non démagogique, qui ne renie pas les conclusions des EGéOS, et ne mette pas plus en danger loffre de soins sur lensemble du territoire quelle ne lest déjà.
Contacts presse
Anne-Laure LEPORI, Présidente de lANEMF - president@anemf.org
Bérengère CROCHEMORE, Présidente de lISNAR-IMG
Olivier VERAN, Porte parole de lISNIH
Raphaël GAILLARD, Président de lISNCCA |