Communiqué de presse
Statut des CCA-AHU Posté par Céline GAGNEPAIN, le Jeudi 13 Avril 2006 LES CHEFS DE CLINIQUE ENTRE INQUIÉTUDE ET COLÈRE
LInter Syndicat National des Chefs de Clinique Assistants souhaite interpeller le Ministre de la Santé, Xavier BERTRAND, sur les conditions actuelles des discussions entre les organisations représentatives des médecins hospitaliers et le Ministère de la Santé. Nous sommes en effet inquiets de limmobilisme qui sest peu à peu installé au sein des différents groupes de travail auxquels nous participons.
Les discussions statutaires concernant les Chefs de Cliniques Assistants navancent pas, principalement par le manque dengagement du Ministère de la Santé sur ce dossier, nos interlocuteurs de lEducation Nationale, de lEnseignement Supérieur et de la Recherche semblant tout de même plus motivés. Elles sont pourtant un préalable indispensable afin de restaurer une attractivité satisfaisante des carrières hospitalières et hospitalo-universitaires. Rater ce rendez-vous accentuerait le désarroi des Chefs de Clinique Assistants, à lorigine pour partie de leur engagement massif en libéral, alors quils sont issus de lélite de la formation en médecine spécialisée, et donc devraient être les futures têtes de lencadrement hospitalier et hospitalo-universitaire de demain. Quel dommage...
Nous notons par ailleurs que les négociations concernant le statut des Praticiens Hospitaliers et pour lesquelles nous sommes concernés au premier rang se sont totalement enlisées. Certaines mesures ne sont toujours pas appliquées, comme la mise en place de la part complémentaire variable pour laquelle les discussions ont abouti à un consensus. Il en est de même des discussions concernant la revalorisation de la permanence des soins. Dautres comme les procédures de nomination et daffectation sont étudiées en comité de suivi afin de trouver une position voulue consensuelle pour aboutir finalement à une prise de décision unilatérale du Ministre, en complet désaccord avec lensemble des syndicats médicaux.
Concernant la médecine libérale, la mise en place du parcours de soins impacte gravement les revenus et la qualité de la pratique de nos jeunes confrères qui sinstallent actuellement dans certaines spécialités, comme lendocrinologie, la dermatologie ou encore loto-rhino-laryngologie. Cette situation est inacceptable car injuste et inéquitable.
Les jeunes médecins spécialistes que nous représentons, issus de la voie dexcellence quest le Clinicat hospitalo-universitaire, sont très inquiets. Cette inquiétude est en passe de se muer en colère. Il est urgent que le Ministre de la Santé se penche sur ce profond malaise, dans le cadre dune concertation efficace et sans à priori.
Docteur Stéphane LITRICO
Président de lISNCCA
Docteur Olivier GUÉRIN
Vice-Président de lISNCCA
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