Communiqué de presse
Liberté d'Installation Posté par Céline GAGNEPAIN, le Mercredi 26 Septembre 2007 Communiqué de presse du 19/09/2007 commun à l'ANEMF, l'ISNAR-IMG, le SNJMG, l'ISNIH et l'ISNCCA.
LE PRÉSIDENT SARKOZY MET EN DANGER LA SANTÉ DES FRANÇAIS !
En annonçant sa volonté de remettre en cause la liberté dinstallation des médecins libéraux, Nicolas Sarkozy suscite la colère des futurs et jeunes soignants ! LANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), lISNAR-IMG (InterSyndicale Nationale Autonome Représentative des Internes de Médecine Générale), lISNIH (Inter-Syndicat National des Internes des Hôpitaux), lISNCCA (Inter-Syndicat National des Chefs de Clinique Assistants) et le SNJMG (Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes) rappellent leur opposition formelle à toutes mesures de coercition à linstallation et feront bloc pour les contrer !
La pénurie actuelle et à venir de médecins est due aux erreurs des anciens gouvernements : réduction du numérus clausus et mauvais aménagement du territoire, mais aussi et surtout au caractère de plus en plus contraignant de lexercice libéral en milieu rural. Ce nest pas aux jeunes médecins den subir les conséquences. Les mesures incitatives à linstallation existantes nont pas encore eu le temps de faire leurs preuves et demeurent largement méconnues des jeunes professionnels. Dautres possibilités pour établir une meilleure répartition des soignants existent et sont loin dêtre mises en place.
La suppression de la liberté dinstallation des médecins libéraux ne ferait donc quempêcher ce rééquilibrage en créant une véritable crise des vocations et une pénurie bien plus grave de médecins ! En effet, qui accepterait de faire entre 9 et 12 ans détudes particulièrement difficiles, exigeant de nombreuses concessions, pour se voir ensuite contraint dans son choix dinstallation et de vie ?
LANEMF, lISNAR-IMG, lISNIH, lISNCCA et le SNJMG espèrent que le Président de la République saura prendre conscience quil ne peut pas imposer des mesures aussi injustes aux futurs médecins. Il doit réfléchir aux conséquences et aux risques dune telle décision en constatant léchec cette politique dans dautres pays (Allemagne, Québec), et écouter les propositions que les jeunes médecins daujourdhui et de demain formulent depuis plusieurs années déjà. Si tel nétait pas le cas, il faudra sattendre à une réponse immédiate des jeunes médecins face à lenjeu crucial pour le système de soins français!
Contacts presse :
Charles MAZEAUD, Président de lANEMF
Emmanuel GALLOT, Président de lISNAR-IMG
Fabien QUÉDEVILLE, Président du SNJMG
Pierre LOULERGUE, Président de lISNCCA
Olivier MIR, Président de lISNIH |